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Partir?

Wednesday, January 10, 2007


Je me suis décidée à rendre visite à Lydia. Si elle refuse de voir quiconque à part le médecin et les infirmières, je ne perds pas l’espoir de la voir m’accueillir avec ce sourire innocent et chaleureux qu’est le sien.

J’ai cogné deux fois à la porte sans aucune réponse et me suis décidée à l’ouvrir. Elle était devant la fenêtre et dans son champ de vision le marronnier, le banc blanc devant le marronnier et une image fugitive d’une femme en chemise blanche tantôt assise sur le banc, tantôt caressant l’arbre, qui ne pouvait être que moi.

En se retournant elle me vit, me sourit et retourna contempler l’au-delà de sa fenêtre.

- « Tu es prête pour t’en aller ? »

- « Comment le sais-tu ? »

- « Je t’ai vu regarder le ciel avec les yeux d’une femme amoureuse et les oiseaux avec ceux d’un amant jaloux. Tu as envie de voler et… »

Elle se tut, me regarda et attendit que je termine sa phrase.

- « me brûler probablement encore une fois les ailes, revenir ici passer quelques semaines, ou quelques années, et regarder le marronnier et ton sourire, et avoir encore une fois l’envie de voler »

- « En as-tu parlé aux médecins ? »

- « Non, je n’ai pas envie de partir seule. Viens avec moi ! »

- « Mon univers est ici. Ma fenêtre et tous mes arbres. Tous ceux qui sont venus ici et sont repartis, partaient toujours avec le souvenir d’un sourire d’enfant. »

- « Tu seras plus heureuse dehors »

- « Et qui te dis que je ne le suis pas maintenant, plus heureuse que tous ceux qui marchent dans les rues et cherchent vainement un câlin, un sourire, l’humain ? »

- « Soit ! Mais je suis venue aussi te dire que je ne pars pas maintenant. J’ai encore quelques petites choses à faire »

- « Quoi donc ? »

- « Graver quelques souvenirs… »

Elle sourit et se replongea dans l’univers blanc de sa fenêtre.

Je sortis en me disant que je dois le graver, ce sourire, en premier…

  1. Anonymous Larbi said:

    Je suis parti car le plus difficile était de rester.
    Pourquoi graver son sourire ? Parce qu’il est précaire ? Et si l’audace est de rester pour l’aider à le perpétuer et le faire vivre.
    aux moments de la séparation les gens sont tout d’un coup sympa et font effort pour laisser une bonne impression. Comme qui dirait un anti dote au chagrin du départ.
    Allez tant qu’il y a encore un point d’interrogation au titre on peut toujours espérer un revirement de dernière minute.

  1. Anonymous XI said:

    ...elle voulait pas l'accompagner...elle l'avait repoussée sans l'offenser...est restée retranchée dans son univers blanc...noir... sans couleur...Tout en apercevant d'un regard vide le reflet de la silhouette familière sur la vitre de la fenêtre...Elle refusait de reprendre le risque, de réouvrir la porte de son âme a un vent de sud qui voulait impatiemment l'envelopper, la caresser, l'emporter, rentrer dans ses poumons et se brûler pour lui redonner espoir

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