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Les mains nues

Tuesday, September 12, 2006












mains & fibres - Olivia Bonnal-Sansoni


Elle fût la première personne qui attira mon attention dans cet asile où femmes et hommes marchent à longueur de journée dans des couloirs vides. Jamais deux personnes n’arrivent à se croiser dans un des innombrables couloirs qui font de l’asile un véritable labyrinthe.

Je fût, pour ainsi dire, désoeuvrée d’observer leurs allées et venues, des fois même ennuyée, éprouvée, dégoûtée…

Je crus reconnaître, ce qui est invraisemblable, des visages de mon passé. Un passé que je croyais enterré à jamais depuis que j’avais décidé de mon devenir. Un passé qui revient souvent peupler mes rêves de voix, d’images et de mains nues.

Les mains nues me rappellent, au réveil, les mains des dentistes, pourtant souvent gantées. Je ne retrouve pas d’explication à ces rêves de mains nues. Elles bougent d’ailleurs beaucoup et je ne distingue que des reproductions floues ou des ombres de ce qui devait être des mains nues.

Mais là n’est pas le plus important. Au réveil, je suis souvent en sueur, ma tête est dans un brouillard pesant et mes mains ne ressemblent en rien à celles d’hier. J’ai commencé à me poser des questions par rapport à ces sensations étranges. J’ai posé la question aussi à mon médecin.

- « Il ne faudrait pas vous en faire, c’est une réaction normale aux médicaments. »

Ce que le médecin ignorait c’est que je n’en ai jamais pris de ces pilules colorées. J’ai toujours trouvé le moyen de les jeter de derrière le dos de l’infirmière. Je ne suis pas malade. Je suis même complètement consciente de mon état psychique, de mon envie de rejoindre le néant…

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