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Sous le marronnier

Friday, September 15, 2006








En attendant ce moment dont l’idée me remplie d’une joie mystérieuse, je continue à vouloir partager mes derniers jours à l’asile, dans cette vie maladroite et sotte, avec Lydia, son sourire, son secret…

Lydia, un brin de fraîcheur que j’ai appris à connaître au fil des jours, journées monotones et froides, égayées seulement par l’attente de la mort et son sourire.

La première fois qu’elle ait eu le courage de m’adresser la parole, ce fut sous l’ombre généreuse d’un grand marronnier. Elle s’était approchée avec cette timidité consternante d’une enfant perdue, elle a murmuré un semblant de « bonjour » et s’est assise à ma droite.

Nous étions seules sur ce banc blanc, qui évoquait d’ailleurs le blanc de nos chambres, de nos vies, isolées du monde et flottant aux seuls rythmes de nos respirations raccordées.

Elle ne dit rien d’autre, moi non plus d’ailleurs.

Nous restâmes ainsi un long moment, assises côte à côte, silencieuses, moi faisant semblant d’être absorbée par ma lecture, elle, engloutie dans son univers.

La scène se reproduit tous les jours à la même heure, sous le même arbre, sans qu’elle ne se décide à me parler.

Je vécu cette complicité intime, silencieuse, avec un plaisir qui augmentait de jour en jour. J’attendais Lydia, le sourire timide de Lydia, sa respiration calme qui rejouait la mienne.

  1. Anonymous Larbi said:

    Laisser un enfant en asile psychiatrique depuis ses 9 ans jusqu’à ces 28 ans , mais c’est un crime contre l’humanité !
    Ah la belle communion !! Communiquer en silence (avec les regards et les sourires) avec la pauvre môme, chapeau bas pour la narratrice …
    je me demande seulement comment et pourquoi elle est arrivé en asile psy… qui vivra lira la suite.

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